Des Genevois créent une caisse solidaire afin de mieux s'alimenter
Pendant la première vague de coronavirus, les longues files d’attente devant les centres de distribution de colis alimentaires avaient marqué les esprits. Trois ans plus tard, le peuple genevois votait en faveur de l’inscription du droit à l’alimentation dans sa Constitution, garantissant à chacun d’avoir accès à une «alimentation adéquate» et d’être «à l’abri de la faim», tout en inspirant le reste du pays et l’Europe (lire l’encadré ci-dessous).
Alors qu’une loi d’application est en cours d’élaboration, un projet concret de mise en œuvre prend déjà forme dans le canton. Six organisations, dont le Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne, la Filière alimentaire des Vergers et l’association FIAN Suisse, ont présenté leur initiative inédite de Caisse genevoise de l’alimentation (Calim), jeudi dernier au marché des Grottes.
Selon les moyens de chacun
Le principe: mettre en place un système de mutualisation financière permettant aux membres, notamment les personnes en situation de précarité, d’accéder à une alimentation saine, locale et durable. Grâce à cette caisse solidaire, chacun cotiserait selon ses moyens, puis disposerait d’un montant mensuel consacré à l’achat de nourriture, comme c’est déjà le cas dans certaines régions françaises (lire l’encadré ci-contre).
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